P.C. et Kristin Cast, Brûlée (La Maison de la Nuit #7)

P.C. et Kristin Cast, Brûlée (La Maison de la Nuit #7), éd. Pocket Jeunesse, février 2012.
(titre original : A House of Night Novel 7 : Burned)
Comme je l’avais déjà mentionné sur la page Facebook de ce blog, j’ai jusqu’à ce jour eu assez de chance en ce qui concerne mes lectures, et je n’ai donc que très rarement émis de mauvaise critique à l’encontre un ouvrage.
Ayant débuté la lecture de la saga La Maison de la Nuit il y a environ un an, j’ai pour habitude d’aller jusqu’au dernier volume d’une série lorsque je l’entame. J’avais posté une critique du premier volume, Marquée, mais je m’étais abstenue de continuer régulièrement pour chacun des tomes, le style n’évoluant guère et l’histoire poursuivant simplement son cours.
Toutefois, ce septième épisode de La Maison de la Nuit, intitulé Brûlée,  présente de sérieuses modifications dans la rédaction de l’histoire ainsi que dans le rythme de l’enchaînement des actions.

Sans vous révéler des détails précis sur l’histoire en elle-même (vous préservant ainsi pour une éventuelle lecture si vous le désirez), voici les principaux points qui ont, pour ma part, rendu ma lecture pénible, me demandant à un certain point si je n’allais pas tout simplement abandonner…
Pour faire court : un drame se produit dès les premières pages du livre, et les dix premiers chapitres consistent à mes yeux en un apitoiement général vis-à-vis de la situation catastrophique et en apparences sans espoirs face à laquelle les personnages sont confrontés. Il n’est question que de pleurs, de souffrance, de regrets et de faux espoirs pendant des pages et des pages, qui me paraissent ne jamais prendre fin.
L’ouvrage étant constitué d’environ 400 pages, ce n’est que vers la moitié du roman que les personnages de l’intrigue commencent réellement à enclencher un tournant dans l’action, et que l’histoire reprend réellement son cours. En résumé, 200 pages de mélancolie, certes importante aux vues de l’évènement dramatique qui se produisit, mais qui auraient pu être raccourcies à deux ou trois chapitres uniquement : une succession d’atermoiements qui risquent fort d’ennuyer le lecteur et de lui faire perdre patience. Une grosse déception pour ce septième volume. Espérons que le huitième rehausse le niveau… si j’ai le courage de le lire !

Serait-ce le signe pour les auteurs qu’il est temps de mettre fin à cette histoire ? Il reste pourtant tant à développer, car il y a matière. Mais il se dégage du style de narration le sentiment que le coeur n’y est plus. Dommage, car comme toutes les bonnes choses ont une fin, autant programmer dès le début celle saga qui demeure brillante dans sa globalité, et rédiger un épilogue digne de l’attente des lecteurs. Au lieu de cela, j’ai le sentiment que, si La Maison de la Nuit continue sur cette voie, c’est par dépit et par obligation qu’une fin hâtive devra s’écrire, les ventes allant petit à petit diminuer…

Ma note :
Petite anecdote personnelle, j’avais également emprunté Uglies, le premier tome de la série Pretties de Scott Westerfield. Je n’ai malheureusement pas disposé du temps nécessaire pour le lire car Brûlée me rendit la lecture si lente et pénible qu’un autre abonné de ma médiathèque municipale l’avait déjà réservé avant que je puisse le prolonger… C’est dans ce genre de moment que l’on regrette doublement d’avoir persévéré sur un ouvrage d’aussi piètre qualité, alors qu’un autre sans doute plus prometteur nous attendait patiemment, et ne demandait qu’à être dévoré et qu’une critique savoureuse fasse son apparition sur ce blog ! Une prochaine fois, c’est promis !
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