Stephen Clarke, God save la France

Stephen Clarke, God save la France, éd. Pocket, 2006.
(titre original : A Year in the Merde, 2004).
Fervents défenseurs de la France, de ses institutions et de ses principes ancrés comme un escargot dans sa coquille, s’abstenir. Cette fiction basée sur des faits réels (l’auteur anglais ayant longuement séjourné dans la ville Lumière) se veut résolument humoristique, vis-à-vis de ses homologues Français qui n’ont, malheureusement pour eux, pas toujours raison sur tout. Un régal, même pour une Parisienne pure souche !
En bref : Tout ce que vous avez toujours rêvé de pouvoir dire haut et fort sur les couacs de notre société franchouillarde, mais que vous gardez pour vous-même de peur de vous faire assommer à coup de baguette de pain…

Paul West, 27 ans, est un jeune cadre anglais fraîchement recruté par une société alimentaire française. Rédigé à la manière d’un carnet de voyage, nous suivons ses péripéties plus tordantes les unes que les autres, dans lesquelles, tel un Indiana Jones au pays du camembert odorant, ce jeune britannique tente d’apprivoiser la société sauvage au sein de laquelle il évolue : la France.
Un brin corrosif, ce roman anglais n’a toutefois pas pour unique but de taper sur le voisin outre Manche. Le héros est confronté durant tout son séjour aux spécificités de notre société qui font de la France ce qu’elle est, depuis les lenteurs de la bureaucratie aux grèves intempestives et totalement inutiles, en passant par le culte invétéré que nous vouons à notre gastronomie, le tout en pleine crise de la vache folle, restriction d’importation de boeuf anglais en découlant.
Comme si le dépaysement d’un Anglais s’installant en France n’est pas suffisamment agressif en temps normal,  vient s’ajouter à cela le déclenchement de la guerre en Irak, ouvertement soutenue par ses compatriotes britanniques, et les tentions diplomatiques entre les deux pays.
En résumé : un succulent roman à déguster tel du bon saucisson, sans modération !
Les tribulations de Paul West restent fictives, mais l’on ne peut nier le fond de vérité présent dans 90% des situations décrites. Toutefois, comme dans toute bonne comédie, des exagérations flagrantes pourront faire hurler certains puristes de la culture française. Sans parler d’humour anglais, donnons-leur tord pour cette fois et montrons aux Britanniques que nous aussi, Français, sommes capables d’auto-dérision ! Après tout, Paul West le premier reconnaît qu’il dramatise probablement trop certaines situations. Mais, avouons-le, ne nous est-il jamais arrivé de critiquer les travers (fictifs et légèrement clichés) de nos voisins anglo-saxons ?
Ma note :
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2 Responses to Stephen Clarke, God save la France

  1. Hortense says:

    Coucou, je t'ai taguée sur mon blog, tu n'es pas obligée d'y répondre bien sur, c'est seulement si ça te fait plaisir 🙂

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