F.S. Fitzgerald, Gatsby le Magnifique

F. Scott Fitzgerald, Gatsby le Magnifique, éd. Le Livre de Poche, 2013.

(Titre original : The Great Gatsby, 1925)

Qui est donc cette mystérieuse et richissime personnalité que tout le monde nomme Gatsby ? Nick Carraway vient d’emménager dans une petite maison de West Egg (l’île la « moins huppée » de Long Island). Chaque soir de cet été 1922, les bruits d’une fête retentissante lui parvenaient depuis la demeure voisine. Et quelle bâtisse ! Un véritable château à l’architecture originale, reflétant les couleurs du soleil se couchant sur la baie de New York.
Gatsby. Ce nom était sur toutes les lèvres de la bonne société new-yorkaise, mais personne ne savait qui il était vraiment. Les spéculations allaient bon train sur l’origine de sa fortune et sur les raisons pour lesquelles il tenait ses gigantesques soirées mondaines, où aucun des participants n’était officiellement invité, mais où tout le monde se pressait en masse pour voir et être vu. Jusqu’au jour où Nick reçu ce que personne n’avait encore eu le privilège de se voir décerner : une invitation manuscrite, signée de la main de Gatsby lui-même.

En bref : Qui est ce mystérieux Gatsby ? Certains disent qu’il serait d’origine allemande, d’autres qu’il aurait tué un homme… La splendeur de ses fêtes ne fait qu’alimenter le mystère. Le jour où Nick est officiellement invité à l’une des soirées monumentales de ce dernier, il ne peut que constater l’ampleur de toutes les folles rumeurs circulant au sujet du personnage. Mais Gatsby a ses raisons de faire venir Nick. Il est certes son nouveau voisin, mais ses liens familiaux avec une certaine Daisy Buchanan l’intéressent encore plus.
Gatsby souhaiterait que Nick organise une entrevue avec la cousine de Nick, chez ce dernier, sans que son mari Tom, un ancien joueur de polo et époux volage invétéré, ne soit au courant. Pourquoi Jay Gatsby, aussi mystérieux soit son passé, s’intéresse-t-il à cette Daisy ? Peut-être est-ce là que réside la clé de tout le brouillard entourant l’histoire de Gatsby. Sans jamais vraiment avoir aucun contrôle sur la situation et la tournure que les événements prennent, Nick s’inscrit comme le spectateur d’un incroyable drame romanesque qui se joue sous ses yeux et avec sa complicité, quoi qu’il en pense.
Mon avis : Ce roman hors du commun ne marque pas tant pour son histoire, mais par le message universel qu’il porte. La personne que nous sommes aujourd’hui tient des événements de notre passé. Mais devons-nous laisser ce dernier guider nos agissements et influencer celui que nous deviendrons dans le futur ? Là est toute la réflexion posée par F. Scott Fitzgerald. Nous avons tous vécu des événements marquant, qui nous hantent encore bien des années plus tard. Qu’importe toute la rage avec laquelle nous souhaiterions les modifier, ces bribes de notre histoire appartiennent à une autre époque, désormais révolue, et que nous devons laisser s’envoler.
Regarder sans arrêt derrière soit, c’est se couper de son présent et du futur qu’il nous reste à construire. Laisser nos anciens démons nous hanter, c’est se priver de créer de nouveaux souvenirs qui pourraient éclipser les anciens à tout jamais.
Une magnifique leçon de vie, intemporelle et universelle, là où la toute dernière phrase du livre nous invite à une profonde réflexion sur le sujet.
Ma note :
Ce roman de 1925 donna lieu à plusieurs adaptations cinématographiques, donc les deux plus connues sont celles de 1974 mettant en scène Robert Redford, et celle de 2013 où Leonardo DiCaprio y reprend avec brio le rôle de Gatsby.

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