Wendy Wunder, La Fille qui ne croyait pas aux miracles

Wendy Wunder, La Fille qui ne croyait pas aux miracles, éd. Hachette Black Moon, avril 2012
(Titre original : The Probability of Miracles)
Réédition au format poche le 24 septembre au Livre de Poche Jeunesse

Campbell est une adolescente au caractère bien trempé. Mais Campbell est malade. Elle est atteinte d’un cancer à un stade terminal. Plus rien ne peut la sauver. Hormis, peut-être, un miracle ?

En bref : Campbell est atteinte d’une forme grave de cancer. Avec sa copine de thérapie Lily, elle rédige une liste des choses qu’elle devra accomplir avant de mourir.

« La normalité était ce qui lui manquait le plus depuis qu’elle était malade. […] Elle avait donc commencé à rédiger les choses qu’elle risquait de rater si elle n’atteignait pas sa majorité. Comme « Perdre ma virginité pendant une fête de lycéens bien arrosée ». Ou « Me morfondre misérablement, pleurer, bouder et dormir durant un samedi entier »… » [p. 18]

Mais lorsque les médecins annoncent à Cam que son état est incurable et que son cancer en est à son stade terminal, celle-ci se résigne. Cam est une jeune fille rationnelle. Elle croit en la science, et si la médecine ne peut plus rien pour elle, elle est d’ores et déjà prête à faire face à son destin.

« Campbell espérait que le paradis procurait ces sentiments. Non qu’elle ait cru au paradis ou en Dieu (surtout en un Dieu masculin), ni en Adam et Ève, comme la moitié des crétins de Floride. Elle croyait à la théorie de l’évolution : les poissons s’étaient pourvus de pieds, les grenouilles de poumons, les lézards de fourrure, et les singes avaient eu besoin de marcher en se redressant pour traverser la savane. » [p.13]

Alors que le père de Campbell est aussi récemment décédé d’un cancer, sa mère refuse de baisser les bras. Elle et sa petite sœur Perry entendent parler d’une mystérieuse petite ville dans le Maine, à des kilomètres de la Floride et du parc Disney où toute sa famille travaille. Ni une, ni deux, la mère de Campbell embarque ses deux enfants pour une aventure à l’autre bout de la côte Est des Etats-Unis, car cette petite ville auraient la faculté d’engendrer des miracles. Mais Campbell ne croit pas aux miracles, au grand dam de ses proches, qui font tout pour l’en convaincre.

« – C’est miraculeux. Le signe que nous sommes au bon endroit.
– Les flamands n’ont aucun lien avec nous, argua Cam. C’est à cause du réchauffement climatique. C’est comme les chauves-souris qui disparaissent des grottes de Pennsylvanie ou les abeilles qui se perdent à cause des interférences créées par les téléphones portables… » [p. 189]

Mais si Cam est persuadée qu’aucun miracle ne pourra la sauver, sa famille s’accroche à chaque signe qui pourrait en laisser entrevoir un.
Campbell parviendra-t-elle a trouver un sens à sa vie, miraculeuse ou non, alors que ses jours lui sont comptés ? Comment les proches de Cam vivent-ils cette situation si complexe et pénible au quotidien ?

Mon avis : Wendy Wunder nous propose ici un roman sans concessions. N’attendez pas d’arc-en-ciel ni de jolis papillons virevoltant, La Fille qui ne croyait pas aux miracles est avant tout une leçon de vie et appelle à la réflexion. En suivant celle d’une jeune fille encore trop jeune pour mourir, nous nous interrogeons nous-même sur le sens de notre existence, de notre présence sur cette Terre, et sur la fin de toute chose. Ce roman nous incite à un travail d’introspection sur nos propres croyances et convictions. Aussi cartésien que possible, que devenons-nous une fois que tout s’achève ? Quel est le but de notre présence ici ?

« L’infinité la fascinait. Comment des systèmes et des univers pouvaient devenir infiniment petits dans un sens et infiniment grand dans un autre. Comment la forme d’un atome imitait avec autant de précision la forme du Système solaire. Comment rien n’avait de fin. Hormis sa propre vie. Qui allait bientôt se terminer pendant que tout le reste allait continuer à tourner autour d’elle. Cela lui donnait le vertige d’y penser, et elle failli tomber. » [p. 148]

Lorsqu’au fond, on sait que sa fin est inéluctable, le plus important n’est-il pas de chérir ceux qui nous aiment et qui resteront après notre départ, ceux qui souffriront par la suite de notre absence ? Le vrai miracle, est-il pour Cam, ou pour ceux qui en auront vraiment besoin après elle ?

Ma note pour ce livre (entre 1 et 5 étoiles) :

Comme vous avez pu le lire dans la fiche technique, La Fille qui ne croyait pas aux miracles de Wendy Wunder est réédité aux éditions Le Livre de Poche Jeunesse le 24 septembre, et sera disponible au prix de 6,90€ : une bonne occasion de (re)découvrir ce beau roman !
Je remercie les éditions Hachette Black Moon et Le Livre de Poche Jeunesse de m’avoir envoyé cet ouvrage.
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2 Responses to Wendy Wunder, La Fille qui ne croyait pas aux miracles

  1. Je l&#39;ai reçu j&#39;espère avoir le temps de le lire bientôt puis le personnage vit à Disney, il m&#39;en faut peu pour être heureuse :)<br /><br />Jennifer

  2. Yoko says:

    Ce roman a l&#39;air très intéressant!

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