Marek Halter, Khadija (Les Femmes de l’islam #1)

KhadijaMarek Halter, Khadija (Les Femmes de l’islam #1), éd. Robert Laffont, avril 2014

Marek Halter renoue avec son thème des femmes dans l’histoire des religions. Voici une nouvelle trilogie, consacrée aux femmes de l’islam. le premier tome, consacré à Khadija, la femme de Mohammed, sans qui l’islam ne serait pas la religion qu’elle est devenue.

En bref : Quelle forte femme, cette Khadija, qui alors qu’elle est veuve, seule, doit diriger sa Maison, tant de personnes dépendent d’elle. Ce n’est pas faute que certains cherchent à la séduire, et à faire d’elle une femme, pour mettre la main sur ses richesses : caravane et entrepôts. Elle doit toujours rester sur ses gardes, les caravanes sont attaquées, les razzias ne sont pas rares, justement la dernière a été déjouée par le courage et la ruse de son jeune caravanier, Muhammed.
Même si la femme n’a pas le droit de parler à l’Assemblée des commerçants, elle est à la tête d’une des familles les plus riches de La Mecque. Une caravane part de ses entrepôts régulièrement pour faire le commerce avec les autres grandes places où se font les échanges de produits. On achète, on vend, voilà le travail des hommes, mais son mari est mort, elle est veuve, c’est donc a elle que revient cette tâche. Sa fidèle Barrira lui dit qu’il ferait un homme idéal à la tête de la Maison. Il est fort, intelligent, et les hommes de la caravane le respectent après son exploit.
Même une fois remariée, avec l’homme qu’elle a choisi, Muhammed, les épreuves de la vie, ne lui seront pas épargnées. Quand les épidémies s’abattent sur la ville, elle fait face, et trouve la force et l’intelligence de prendre les mesures qui vont s’imposer pour sauver sa Maison.
Puis Muhammed, devient ce qu’il doit être. Alors, d’autres défis vont se présenter, auxquels il va falloir faire face, tout en fondant une famille, il faudra soutenir cet homme qui semble être l’élu, le dernier prophète, contre vents et marées, mais surtout contre les habitants de La Mecque eux-mêmes.

Mon avis : Que serait l’Islam, sans Khadija qui a su reconnaître dans Muhammad l’homme qu’il lui faudrait pour l’aider à valoriser sa maison, tenir sa place à l’assemblée des grandes familles où les femmes n’ont pas le droit de siéger. Khadija qui a survécu à tant d’épreuves avec courage, qui a toujours cru en lui.

[De Muhammad à Khadija] « Quand j’étais pauvre, elle m’a enrichi : quand tout le monde m’abandonnait, elle m’a réconforté ; quand on me traitait de menteur, elle a cru en moi. » [page de garde]

« Waraqa dit « Saint ! Saint ! » Il crie de joie. Il dit que la Loi divine est descendue sur toi, mon époux. Il dit : « Muhammad ibn ‘Abdallâh est notre prophète comme Musâ a été le prophète des Juifs. Qu’il tienne bon ! Qu’il soit plein de courage. Ce ne sont pas les démons qu’il doit redouter, ce sont ceux de notre peuple sourds aux paroles que prononcera sa bouche. » [p. 346]

Ma note :

Fourstars1

Je vous propose de visionner ma rencontre avec Marek Halter, pour parler de son ouvrage, dans les locaux de Robert Laffont et grâce à Babelio.

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