Andrea Cremer & David Levithan, Invisibilité

InvisibilitéAndrea Cremer & David Levithan, Invisibilité, éd. Michel Lafon Jeunesse, 11 juin 2015

(Titre original : Invisibility)

Depuis sa naissance, Stephen est invisible. Une étrange et terrible malédiction l’a frappé et lui rend la vie impossible. Surtout depuis que son père l’a quitté et que sa mère est décédée. Stephen doit apprendre à survivre au quotidien sans attirer l’attention de la population de New York. Jusqu’au jour où il rencontre Elizabeth…

En bref : Stephen est né invisible. Sa vie quotidienne est des plus atypiques, car il doit se concentrer afin de ne pas « disparaître », pouvoir interagir avec les objets ou les personnes qui l’entourent, etc. Seuls ses parents sont au courant de son existence. Mais son père n’a pas réussi à supporter le poids de cette condition. Il a ainsi quitté le domicile familial lorsque Stephen était très jeune, le laissant à la seule charge de sa mère, l’unique personne avec qui il ait jamais pu communiquer librement. Malheureusement, celle-ci succombe un jour à cette pression extrême et décède. Stephen est alors livré à lui-même, dans son petit appartement de New York, que continue de lui financer à distance son père. Il se fait livrer ses courses à domicile, commande tout ce dont il a besoin en ligne, et ses seuls contacts sociaux se résument aux conversations qu’il échange via internet avec des inconnus.
Un jour qu’il rentre chez lui, le palier d’en face n’est plus inoccupé. Une jeune fille taciturne tente de pénétrer dans l’appartement d’à côté, où elle vient manifestement d’emménager avec sa famille. Stephen s’arrête pour la dévisager, mais fait surprenant, celle-ci se retourne vers lui et l’apostrophe ! Stephen n’en revient pas, quelqu’un parviendrait-il enfin à le voir ?
Débute entre Elizabeth et Stephen une incroyable aventure, rythmée d’histoire d’amour, mais principalement centrée sur une question : pourquoi Elizabeth est-elle la seule personne à pouvoir voir Stephen, et plus important encore, parviendra-t-elle à briser la malédiction ?

Mon avis : L’histoire imaginée par Andrea Cremer et David Levithan est assez originale. On s’attend, à la lecture d’Invisibilité, à une grande histoire d’amour entre ces deux adolescents qui ont chacun un passé chargé et un fardeau à porter. On apprend petit à petit à les connaître, à mieux comprendre leurs sentiments, leurs craintes et leurs espoirs, mais également les questions qu’ils se posent face à cette situation totalement ubuesque.
La romance entre les deux personnages évolue très rapidement, peut-être même trop. Stephen et Elizabeth se rencontrent à peine qu’ils tombent déjà dans les bras l’un de l’autre, même si cette expression est bien exagérée quand il s’agit de décrire la nature de leur relation, bien chaste et sage pour deux adolescents de 16-17 ans. L’histoire d’amour est très vite éludée de l’intrigue, pour se focaliser sur la malédiction dont est victime Stephen, et le rôle qu’Elizabeth a à jouer dans cet échiquier.
Très rapidement, de nombreux éléments surnaturels sont révélés au lecteur, et l’univers créé par les deux auteurs se complexifie de façon soudaine.
Malheureusement, les auteurs ne parviennent pas à fluidifier leur histoire. Les règles du monde fantastique élaboré dans Invisibilité sont floues et mal expliquées au lecteur, qui peut se sentir très vite perdu face à tous les détails et éléments tournant autour de la malédiction qui touche Stephen et qui viennent s’empiler les uns après les autres sur l’intrigue de départ.
J’ai dû abandonner ma lecture car elle semblait tourner en rond. Certains passages ne sont pas nécessaires et alourdissent le récit, d’autant plus que le roman en lui-même fait 432 pages !

Ma note : 

Twostars

Merci malgré tout aux éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

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6 Responses to Andrea Cremer & David Levithan, Invisibilité

  1. Molly laPuce says:

    Je suis plus ou moins d’accord avec toi. J’ai fini le roman hier et je pense comme toi que le côté magique manque de fluidité et de détail.
    Tu as abandonné vers où?

    • Myriam says:

      Vers l’apprentissage des pouvoirs par l’héroïne… je n’en garde pas de souvenirs très précis, cette lecture ne m’aura décidément pas du tout marquée !

  2. Aurore says:

    Dommage, l’histoire me semble originale, mais j’ai peur d’être perdue si les choses ne sont pas clairement expliquées 🙁

  3. Ce livre me tentait bien mais je vois de plus en plus d’avis négatifs…

  4. Léna Bubi says:

    Une lecture qui ne me tentait pas plus que ça, malgré la couverture vraiment belle^^ Dommage pour ton abandon…

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