Victor Dixen, Phobos (tome 1)

PhobosVictor Dixen, Phobos (tome 1), éd. Robert Laffont (Collection R), 11 juin 2015

La Nasa a été vendue à un organisme privé, Genesis, qui a relancé le programme de conquête spatiale. Suivant un concept de télé-réalité révolutionnaire, six filles et six garçons vont s’envoler direction Mars, afin de trouver l’amour et créer une nouvelle colonie sur cette planète.

En bref : Léonor a dix-huit ans. Elle est orpheline et a intégré le programme Genesis pour échapper à son rude quotidien. Elle est l’une des six candidates féminines retenues par Genesis pour participer au premier programme de télé-réalité associé à une mission spatiale. Durant plusieurs mois, elle et les cinq autres filles, toutes issues d’un pays et d’un continent différent, vivront confinées dans un compartiment séparé des six autres garçons. Chaque semaine, l’une d’entre elles disposera de six minutes pour séduire l’un d’eux dans le parloir, le seul endroit où ils pourront se rencontrer. Le but : former les couples idéalement assortis, afin de peupler la nouvelle colonie qu’ils établiront sur Mars.

« L’homme est déjà allé dans l’espace. Il y a déjà mangé, dormi, travaillé. Mais il n’y est jamais tombé amoureux. Or c’est l’ingrédient indispensable au succès du programme Genesis. C’est la condition préalable pour que les pionniers puissent procréer, fonder leurs familles,  jeter les bases d’une colonie durable sur Mars, marquer l’Histoire avec un grand H. » (p. 23)

Mais le programme Genesis n’est pas aussi parfait et idyllique qu’il y paraît. Les secrets sont bien cachés, mais certains essayent de déterrer la vérité. Que tente-t-on si férocement de cacher au public ?

« C’est une boîte privée qui a acquis la Nasa il y a deux ans, pour une somme non divulguée. Atlas Capital : un fond d’investissement, le genre qui rachète les entreprises en difficulté dans le seul but de les désosser et d’en tirer un max de fric. Avec la Nasa, ça n’a pas loupé. Ils ont aussitôt viré la moitié du personnel ; en gros tous ceux qui ne planchaient pas directement sur la conquête de Mars, un projet bien avancé au moment du rachat, mais qui n’avait jamais pu être mené à terme, faute d’argent public. Les gens d’Atlas ont tout récupéré : la base de lancement de cap Canaveral, le centre de contrôle de Houston, le vaisseau qui attend en orbite autour de la Terre, le matériel déjà largué sur Mars par les missions inhabitées précédentes – tout ! Ils ont décidé de relancer le projet, et bien plus : d’en faire la plus grande téléréalité de tous les temps, grâce à laquelle ils comptent bien rembourser leur investissement, rentrer dans leurs frais et se remplir les poches. Ainsi est né le programme Genesis, dont Gordon Lock est le directeur technique. » (p. 21)

Mon avis : Phobos est un roman donc le concept est révolutionnaire. Alors que la télé-réalité va toujours plus loin dans l’innovation et le voyeurisme, le sensationnel et le risqué pour faire de l’audience et par là même, de l’argent, Victor Dixen explore un pan laissé (pour combien de temps encore ?) dans le domaine de la fiction : et si l’on envoyait des candidats à l’amour sur Mars ?
Phobos est un roman très cinématographique dans la façon dont l’auteur l’a construit. L’action est divisée en une succession de champs et de contre-champs, alternant les points de vue des téléspectateurs qui observent le programme télévisé, celui des participants durant leurs moments libres, mais également celui des protagonistes restés sur Terre. Le lecteur est en quelque sorte omniscient. Il peut ainsi se faufiler dans tous les recoins de l’histoire et mener l’enquête à son tour. Que cache vraiment le programme Genesis ?
J’aurais néanmoins a regretter les nombreux passages de monologues de certains personnages qui jouent parfois le rôle du narrateur, en expliquant au lecteur des aspects techniques de l’histoire, et qui sont peu crédibles de mon point de vue, une fois intégrés dans une conversation.
J’ai néanmoins très hâte de lire la suite, prévue pour novembre 2015… le roman s’achevant sur un cliffhanger assez insoutenable !

Ma note :

Threestars1

Merci à la Collection R pour m’avoir permis de lire ce roman.

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3 Responses to Victor Dixen, Phobos (tome 1)

  1. Ah ce livre j’hésite à le lire ! Ce n’est pas vraiment le genre que j’aime lire d’habitude mais tout le monde à l’air de bien aimer et tout le monde parle de la fin comme insoutenable, ça m’intrigue vraiment. Alors est-ce que je vais me laisser tenter ? Bisous

    • Myriam says:

      Disons que l’auteur a vraiment un talent pour tenir en haleine son lectorat. A la fin de chaque chapitre, tu ne peux pas t’empêcher de vouloir en lire un de plus tant tu veux savoir ce qu’il réserve pour la suite…

  2. tout comme toi la fin me donne envie de lire la suite !

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