Sorcière malgré elle (L’Héritière des Raeven #1), de Méropée Malo

Sorcière malgré elleMéropée Malo, Sorcière malgré elle (L’Héritière des Raeven #1), éd. Castelmore, 17 février 2016

Son bac en poche, Assia revient dans la maison de sa mère et sa tante pour retrouver sa famille. Malheureusement, elle apprend que les deux femmes sont mortes il y a 8 ans. Très vite, Assia va découvrir que ces dernières lui ont laissé bien plus qu’une maison en héritage.

En bref : Assia était scolarisée dans un pensionnat loin de sa famille durant 8 ans. Son bac en poche, elle rentre à la maison, mais apprend que sa mère et sa tante sont décédées depuis des années.
Assia est très perturbée car elle ne sait pas quoi faire de cette grande maison. D’autant que tous les fonds de sa famille ont été dépensés pour payer sa scolarité. La jeune fille est désemparée car elle s’interroge sur la façon dont elle parviendra à financer ses études supérieures. Pourquoi pas vendre la maison ?
Elle rencontre un agent immobilier le jour-même, mais elle apprend que la maison ne peut pas être vendue tant qu’un membre de la famille Raeven est toujours en vie.
Que cache vraiment l’héritage des Raeven ? Des phénomènes mystérieux se produisent. Se pourrait-il que la mère et la tante d’Assia aient gardé le secret sur une double vie ?

Mon avis : J’étais très intriguée par ce titre, d’autant que Castelmore affirmait que Sorcière malgré elle était fortement inspiré de la série TV Charmed, qui a marqué toute mon adolescence durant la fin des années 90, début des années 2000.
Ce premier roman de Méropée MaloSorcière malgré elle intérieur, auteure française, partait donc sur de très bonnes bases, sans compter le magnifique objet-livre, tant par la couverture que l’intérieur (têtes de chapitres, pagination etc.) qui donnait fortement envie de se plonger dans cette lecture.
Malheureusement, j’ai très vite déchanté. L’amorce même du pitch m’a laissée confuse. Comment une adolescente peut être envoyée en pension pour toute la durée de sa scolarité en France, sans jamais plus prendre contact avec sa mère… pour apprendre sa mort 7 ans plus tard lorsqu’elle revient enfin chez elle ? Même si elle ne l’a jamais revue durant les vacances d’été, le téléphone et internet n’existent donc pas ?
D’autre part, l’attitude totalement détachée de l’héroïne lorsqu’on lui apprend le décès de sa mère et sa tante m’a pour le moins déstabilisée. Assia ne semble pas plus troublée que cela.

« – Depuis ton téléphone ? Parce que tu n’as pas Internet chez toi ? Non forcément, à quoi servirait de payer un abonnement dont personne ne se sert depuis huit ans… Ma pauvre, c’est vraiment la dèche.
– Tu m’as déjà bien remonté le moral, s’empressa de dire Assia. » (p. 30)

Pour preuve, elle s’inquiète plus du fait que les comptes en banque soient vides et qu’elle ne pourra pas financer ses études supérieures comme elle le projetait.
Ni une ni deux, elle essaie de vendre la maison… à peine quelques minutes après être arrivée et avoir appris la nouvelle ! Elle sort donc dans la rue et percute… un bel agent immobilier ! Quelle coïncidence.
À peine rencontré, elle lui propose de lui faire visiter la maison. Autant sauter sur l’occasion et s’en débarrasser au plus vite. Mais Assia est très fatiguée de sa journée éprouvante, et arrivée en bas des escaliers, elle ne trouve plus la force de les monter…

« Assia trouva la force d’esquisser un sourire. Puis elle se planta en bas de l’escalier ; il lui paraissait plus haut que l’Everest. Alec lui demanda :
– Voulez-vous…
Il ne termina pas sa phrase mais Assia l’avait compris. Il lui proposait de la porter jusqu’en haut. La proposition était aussi tentante qu’impossible à accepter. D’abord, Assia ne sautait pas dans les bras d’inconnus comme ça […] » (p.21)

Merci pour cette précision sur la morale d’Assia, on aurait été tenté d’avoir des doutes. Je ne vous cache pas que j’ai levé les yeux au ciel en lisant ce passage. À ce point de l’histoire, je sentais que cette lecture s’annonçait très compliquée.
D’autre part, on sent fortement que Sorcière malgré elle est le premier roman de Méropée Malo, car sa plume est assez hésitante et parfois brouillonne. Il est dommage que certains passages n’aient pas été correctement relus et corrigés par l’éditeur. Pour exemple, la tournure de cette phrase comportant une grosse répétition qui alourdit le passage :

« Travailler ne lui faisait pas peur ; elle avait occupé les deux étés où, devenue majeure, aucune famille n’était venue la chercher, à s’occuper des perruches, tortues, chatons et autres dans une animalerie […] » (p. 27)

Vous l’aurez compris, ma lecture de Sorcière malgré elle fut extrêmement compliquée. Je tiens à mentionner que certains passages du livre étaient bien plus intéressants et que Méropée Malo sait parfois captiver son lecteur dans de grands moments de suspense et d’action. Malheureusement, ma lecture du roman était faite de hauts et de bas. J’ai poussé jusqu’à 150 pages environ, et un énième retournement de situation que j’ai trouvé grotesque m’a perdue. J’ai donc décidé, à regret, d’abandonner ma lecture.

Ma note :

Twostars

Merci aux éditions Castelmore pour m’avoir permis de lire ce livre.

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10 Responses to Sorcière malgré elle (L’Héritière des Raeven #1), de Méropée Malo

  1. Je suis justement en train de le lire, j’ai atteint les 50 pages et … Non quoi. Y a des bases quand même ! Je n’ai abandonné qu’un seul livre dans toute ma vie mais là déjà je n’en peux plus. Le personnage principal n’est pas crédible ou alors totalement dénué d’empathie envers sa famille par contre envers le bel inconnu … Bref je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule à abandonner cette lecture ! Heureusement que je n’ai fait que l’emprunter à la bibliothèque !

  2. Alors moi qui voulais absolument ce livre, plus je vois de chroniques plus je me dis que c’est pas la peine et c’est bien dommage vu la beauté de l’objet livre. Les extraits que tu donnes sont absolument pas engageants ^^
    Dommage :)
    Serions-nous trop vieilles ? :)

    • Myriam says:

      Non ce n’est pas une question d’âge, je pense qu’il y a des bases, on est en droit en tant que lecteur de demander un travail avec un certain standard. Je reconnais à l’auteur des qualités car à certains moment elle a su m’accrocher par un certain suspense. Malheureusement il aurait mérité une deuxième relecture et une sérieuse correction. Peut-être la publication a été trop précipitée ?

  3. Cassandre says:

    L’ouvrage a l’air beau esthétiquement mais ça s’arrête là, je passe !

  4. Ptitelfe says:

    Je relève les yeux au ciel en lisant les extraits que tu cites, qui sont incohérents ou cucul! D’ailleurs, je me demande si l’auteure a fait relire l’ensemble, parmi ses bétas lecteurs, personne ne lui a demandé pourquoi ces 8 ans? J’aimerai juste pousser le livre plus loin à un autre moment pour savoir si on a une réponse à ce niveau là… Mais aurai je le courage ? !

    • Myriam says:

      Serais-tu maso ? Non mais c’est vrai que j’ai eu de gros scrupules à arrêter… je n’aime pas ne pas aller au bout des choses, parce que j’ai toujours l’espoir que ça s’arrange, et je culpabilise de ne pas lui avoir donner sa chance à 100%. Mais avec le recul de la chronique, non il y a vraiment trop de choses qui auraient mérité d’être corrigées avant une première publication. Dommage.

    • lulu says:

      Pour ma part j’ai lu les deux livre oui on a des réponse pour les 8 ans dans le premier livre.
      On sans bien qu’elle est jeune écrivain mais il y a quelque amélioration avec le second livre même si sa reste maladroit en écriture.
      Elle mérite qu’on prenne le temps d’aller jusqu’au bout de son oeuvre.

  5. En effet, ce roman a l’air fastidieux à lire… Le pitch ne m’attirait pas à la base, mais là c’est sûr que je ne le lirai pas. Je trouve curieux que l’éditeur soit passé à côté d’erreurs aussi grosses…

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