Sortilèges interdits, d’Alice Adenot-Meyer

Sortilèges interditsAlice Adenot-Meyer, Sortilèges interdits, éd. Le Lamantin, 1er décembre 2015

Un jeune apprenti musicien est débauché par un aristocrate pour travailler à son service. Très vite, il lui demande d’user de son talent à des fins contestables, car la musique peut se transformer en magie, lorsqu’elle est utilisée par les artistes les plus aguerris. 

En bref : Yodim est sur le point d’être diplômé d’une prestigieuse école de musique. Renié par son père car il a refusé une vie de privilèges pour exercer sa passion, il se donne corps et âme à son art de prédilection. Un jour, le directeur de l’école le convoque. Il l’informe qu’une de ses connaissances, le comte de Vald, recherche un nouveau musicien pour travailler à son service. C’est une incroyable opportunité de carrière pour Yodim, et on l’encourage à accepter. Yodim fait donc ses bagages et emménage dans le château du comte à la campagne.
L’accueil qui lui est réservé est très chaleureux, on apprécie son talent, mais très vite, le comte lui fait une requête assez dérangeante. Ce dernier lui demande d’user de son talent de musicien pour pratiquer la musicomagie. Très peu de personnes disposent du don nécessaire pour l’exercer, et Yodim semble particulièrement apte dans ce domaine. Toutefois, cette discipline est considérée comme taboue, car ses dérives ont par le passé causé de grands dommages. La majorité des usages de la musicomagie ne sont pas néfastes, quand on se contente d’employer son talent pour guérir par la musique, par exemple. Mais celle-ci peut également être utilisée à mauvais escient pour des desseins plus sombres, comme contraindre une personne à certaines actions, voire même donner la mort.

« Il était difficile de trouver un ouvrage retraçant l’histoire de la musicomagie, ses découvertes, ses avancées, ses succès et ses dérives. De tels travaux existaient, mais sous clef, dans des lieux protégés, ou entreposés dans les plus inaccessibles des bibliothèques. Le professeur Cyrkenn avait raconté à ses élèves qu’une centaine d’années auparavant, on en était arrivé à de tels abus que le pouvoir en place avait voulu y mettre fin une bonne fois pour toute. La police de l’époque s’était évertuée à effacer des mémoires l’existence même de cette magie. » (p. 65)

Mon avis : C’était un grand plaisir de retrouver la belle plume d’Alice Adenot-Meyer dans son nouveau roman Sortilèges interdits.
Particularité intéressante, l’auteure reprend l’univers de sa précédente duologie Nalki, pour y traiter d’une histoire tout à fait indépendante.

« – Moi ? Oh non ! Je me suis formé à l’étranger, en Forsénie, pour être exact. On a là-bas une conception très différente de la musique et de son enseignement. » (p.38)

Comme dans les précédents romans d’Alice Adenot-Meyer, il est donc question de musique et de l’influence que celle-ci peut avoir sur nos émotions.
L’écriture de l’auteure est très travaillée, littéraire tout en restant fluide et agréable.
Toutefois, j’ai trouvé certains personnages de Sortilèges interdits parfois un peu trop candides, naïfs ou leurs réactions peu naturelles. C’est le seul petit hic qui aura gêné ma lecture.
Globalement, Sortilèges interdits est un très bon roman abordant des thématiques universelles, que je conseillerais à un jeune public ou a des pré-adolescents.

Ma note :

Fourstars1

Merci à Alice Adenot-Meyer et aux éditions Le Lamantin pour m’avoir permis de lire ce livre.

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2 Responses to Sortilèges interdits, d’Alice Adenot-Meyer

  1. Je viens, grâce à cette chronique, de découvrir une auteure ! Pourquoi pas, je pense que cela pourrait me séduire.

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