Ça a commencé comme ça, d’Angéla Morelli

ca-a-commence-comme-c%cc%a7aAngéla Morelli, Ça a commencé comme ça, éd. Harlequin, 12 octobre 2016

Flore est une mère célibataire de 26 ans qui fait des confitures absolument divines pour tout son petit village du Sud-Ouest. Flore a désespérément besoin d’argent pour retaper la fermette qui lui sert de toit, et prendre soin de sa fille. Ses proches l’inscrivent à son insu à un concours de confitures, et la quête des ingrédients va s’avérer plus que rocambolesque.

En bref : Flore est une jeune femme que la vie n’a pas épargnée. Après avoir perdu sa mère suite à un cancer dans son enfance, elle est tombée enceinte de son grand amour en dernière année de lycée. Le conte de fée n’ayant pas duré bien longtemps, Flore s’est retrouvée mère célibataire, de retour dans la fermette familiale, à devoir prendre soin de sa petite fille mais également de son vieux père qui ne s’est jamais vraiment remis de la mort de sa femme.
Pour gagner son pain, Flore utilise un de ses seuls talents, la cuisine, pour inonder le petit village de ses appétissantes pâtisseries et autres confitures uniques en leur genre.
Mais les réparations en séries s’accumulent et les finances ne suivent pas. Ses proches inscrivent donc Flore à un concours de confitures amateur, dont le thème de cette édition est… la figue. Problème majeur : impossible de mettre la main sur un seul de ces fruits juteux dans les environs.
Il y aurait bien Corto, ce mystérieux jardinier qui dégage une aura sensuelle au delà de l’entendement, la canicule n’aidant rien.
Flore parviendra-t-elle à surmonter ses émotions et à lui demander de l’aide ? Son petit coeur solitaire succombera-t-il aux charmes de ces beaux yeux sombres ?
Et qui est vraiment Corto, dont personne ne sait rien depuis son installation il y a quelques années dans une villa des environs ?
Une foule de mystères qui s’enchaînent en cascade, et qui nous entraînent, de rebondissements en rebondissements.

Mon avis : Ça a commencé comme ça est le premier « vrai » roman d’Angéla Morelli que je lis, et je n’en suis que conquise. J’avais découvert la belle plume de cette auteure grâce à ses nombreux travaux de traduction d’autres romans anglo-saxons, et j’avais à de multiples reprises constaté que son écriture était particulièrement agréable et poétique.
Ça a commencé comme ça est ce que je qualifierais de livre doudou, feel-good, qui fait du bien quand les temps sont durs (et l’actualité est malheureusement chaque jour là pour nous le rappeler).
Ma lecture de ce roman fut en cela particulièrement agréable : quoi de mieux, après une dure journée, que de se plonger dans un roman qui nous permet de nous évader aux côtés de Flore, dans son village du Sud-Ouest français, en pleine canicule estivale (ça nous change de la vague de froid et de la pollution).
Angéla Morelli crée au travers de Flore, un personnage un peu gauche, qui accumule les bourdes en tout genre, et perd tous ses moyens à la vue du mystérieux Corto. En résumé, c’est une bonne adaptation de Bridget Jones à la Française.
Les références à la culture mainstream qu’on aime sont légion, de Walking Dead (la série qu’elle ne peut pas regarder, trop peur) jusqu’à Outlander et les beaux écossais en kilt du XVIIIe siècle (on adore !).

« – Un petit déjeuner délicieux et une série avec un beau jeune homme en kilt, a-t-elle répondu avec sourire espiègle. Je crois qu’on peut dire que oui.
J’ai jeté un coup d’oeil à l’écran de son téléviseur sur lequel était figé un rouquin séduisant portant tartan.
– Madame André, vous regardez Outlander ? ai-je demandé en pouffant.
– Et comment ! On n’est jamais trop vieille pour apprécier un bel homme, même s’il a l’âge d’être son arrière-petit-fils. Souviens-toi de ça, ma Flore : les hommes se dégustent à tout âge. C’est juste que passé un certain seuil, la dégustation se fait comme lorsqu’on était enfant : que par les yeux !
Elle a gloussé, une flamme coquine au fond des yeux.
J’ai quitté sa maison le sourire aux lèvres. » (p. 139-140)

Flore incarne la bonne copine qu’on aimerait avoir comme voisine, dans une autre vie où nous vivrions dans un petit village tranquille, loin de l’agitation des grandes villes (et des Parisiens grognons… ahem).
J’insiste sur l’atmosphère de ce roman, qui nous ferait presque également penser à Desperate Housewives lorsque Flore croise toutes les catégories d’habitants du village en question, du propriétaire du bar du coin aux petites grands-mères isolées en passant par la mère au foyer débordée par ses enfants hyperactifs (le jardinier, au passage, ça ne vous rappelle rien ?).
Mais Ça a commencé comme ça est une histoire originale, et la ressemblance avec la-dite série s’arrête là.
On aime également rêver au travers les descriptions ultra sexy du beau Corto, qui fait baver toutes les femmes du quartier. C’est bientôt Noël, offrez-vous une petite friandise sur papier (non je ne parlais pas des calendriers !).

« J’ai contemplé son dos musclé qui tendait le tissu de son T-shirt noir et ses fesses rondes qui épousaient son jean, paralysée. J’avais pris racine au rayon légumes, comme une courge. » (p. 226)

Vous l’aurez compris : si vous souhaitez passer un bon moment, vous évader dans un petit village du Sud-Ouest où il fait bon vivre, et où la chaleur ambiante monte à la tête des habitants… Si vous voulez pouffer de rire au fil des situations les plus rocambolesques dans lesquelles se fourre Flore, mais également palpiter pour le beau Corto, foncez pour Ça a commencé comme ça d’Angéla Morelli, mon petit coup de coeur feel-good de l’hiver !
Au passage, la couverture est à effet soft-touch (vous savez, ce petit côté « gomme » quand on la caresse), ce livre a tout pour lui…

Ma note :

FiveStars1

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4 Responses to Ça a commencé comme ça, d’Angéla Morelli

  1. Caroline says:

    Merci pour le conseil. Effectivement ce livre tient toutes ces promesses.
    Un vrai moment de repris.
    Je l’ai dévoré 😉

  2. D'AMBROSIO says:

    Tu me donnes envie de lire ce roman… » Papa Noël, c’est pas trop tard pour ajouter une petite chose sur ma liste? » ;-p

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