La Ferme du bout du monde, de Sarah Vaughan

Sarah Vaughan, La Ferme du bout du monde, éd. Préludes, avril 2017

(Titre VO : The Farm at the Edge of the World)

Bien des drames se sont produits durant la Seconde Guerre Mondiale, et cette petite ferme des Cornouailles n’a pas été épargnée. Soixante-dix ans plus tard, Lucy décide de quitter la frénésie de Londres pour se ressourcer auprès de ses proches dans la petite ferme familiale. Les fantômes du passé décident parfois de refaire surface au moment où on les attend le moins, pour le meilleur ou pour le pire ? 

En bref : En 1939, de jeunes Londoniens sont envoyés dans les Cornouailles et placés dans des familles d’accueil pour les sauver des horreurs de la guerre qui fait rage. Will et sa petite soeur Alice sont recueillis par les parents de Maggie au sein de leur petite ferme. Durant la majeure partie de la guerre, ils aideront à la ferme, et tenteront de se construire une nouvelle existence. Mais Will et Maggie développent une attirance mutuelle, qui ne passe pas inaperçu et ne plait pas à tout le monde.
En 2014, Lucy, la petite-fille de Maggie, est victime d’un burn-out au travail et découvre l’infidélité de son mari. C’en est trop pour elle, Lucy décide de quitter Londres et de se réfugier dans la maison familiale de ses parents et grands-parents, la petite ferme des Cornouailles. Durant un été, elle tente de faire le point sur sa vie, le sens qu’elle veut lui donner… mais découvre aussi que sa grand-mère cachait durant toutes ces années un énorme et inavouable secret.
Soixante-dix ans après la Seconde Guerre Mondiale, certains mystères refont surface et auront peut-être d’irrémédiables conséquences sur tous les membres de la famille.

Mon avis : J’attendais beaucoup de La Ferme du bout du monde, car j’apprécie tout particulièrement les romans mettant en parallèle deux trames narratives, l’une contemporaine et l’autre historique. Toutefois, j’ai été particulièrement déconcertée car j’ai eu le plus grand mal à rentrer dans ce roman. J’ai trouvé le premier tiers du livre assez lent et poussif, et les descriptions d’atrocités faites aux animaux ne m’ont pas aidé à m’y accrocher non plus (certes, l’intrigue se passe dans une ferme durant la guerre, j’aurais dû m’attendre à ce que tout ne soit pas rose dans la petite maison dans la prairie). J’ai donc préféré mettre en pause ma lecture (j’étais tout de même parvenue au premier tiers du livre), peut-être n’était-ce tout simplement pas le bon moment de le lire pour moi.
Quelques semaines, et plusieurs autres livres lus plus tard, je décidais de redonner sa chance à La Ferme du bout du monde (je n’aime pas abandonner mes livres). Et grand bien m’en a pris ! Passé le premier tiers de l’ouvrage, l’intrigue commence à se délier et les protagonistes font des choix majeurs qui influenceront leur destinée, ce qui ne laisse pas le lecteur indifférent. On se prend d’affection pour certains personnages, on souhaite de tout notre coeur que la situation trouve une issue favorable, même si on sait d’ores et déjà que l’auteur leur réserve encore de sacrées épreuves.
Peu à peu, on découvre qu’un terrible secret a été gardé durant soixante-dix ans, et que des choix faits dans les années 1940 ont encore aujourd’hui des répercussions majeures sur la vies de nombreux personnages du roman.
Petit à petit, les deux époques se rejoignent par la découverte de ce secret et la résolution de ce qu’il a entrainé de nos jours. On est captivé par toutes ces révélations et on ne peut plus lâcher le roman.
Je préfère ne pas trop vous en révéler afin que vous aussi, vous soyez aussi surpris que moi lors de la grande découverte…
Vous l’aurez compris, j’ai effectivement bien fait de redonner sa chance à La Ferme du bout du monde, et je peux aujourd’hui comprendre pourquoi tant de lecteurs ont trouvé ce roman magnifique et bouleversant.

Ma note : 

Merci aux éditions Préludes pour m’avoir permis de lire ce livre.

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