Coraline, de Neil Gaiman

Neil Gaiman, Coraline, éd. Albin Michel Jeunesse (réédition : avril 2019) ; illustrations de Benjamin Lacombe.

(Titre VO : Coraline)

Une petite fille explore sa nouvelle maison et pousse une porte derrière laquelle se cache le reflet de son monde dans une autre dimension.

En bref : Coraline et sa famille viennent d’emménager dans une maison divisée en plusieurs appartements. Ses parents sont très occupés, alors la petite fille explore les environs, à la recherche d’une distraction. Après avoir rendu visite à ses voisins, des personnes très singulières, et passé en revue toutes les pièces de son appartement, elle découvre une porte fermée à clé dans son salon. Une fois déverrouillée, elle l’emprunte et se retrouve dans une copie quasi-conforme de son univers, à quelques détails près…

 

Instagram @missmymoo

 

Mon avis : Coraline était le premier roman de Neil Gaiman que je lisais, et j’ai pu découvrir sa célèbre plume très littéraire mêlée à un univers fantastique tout à fait particulier. Ce roman, initialement publié au début des années 2000 (en 2002 en Angleterre et en 2003 pour la première fois en France), met en scène une héroïne très jeune, et la narration est effectivement très simplifiée. C’est d’ailleurs pourquoi il est initialement catégorisé en littérature jeunesse.

Malgré tout, l’ambiance très noire, intrigante, voire angoissante par moments, me fait douter de la destination de ce roman à des jeunes lecteurs. J’ai été très dérangée par certains aspects de ce roman, qui tendent à le rattacher au genre gothique.

C’est une lecture très rapide mais qui met son lecteur assez mal à l’aise, dans la mesure où Coraline évolue dans un univers étrange se rapprochant un peu de celui d’Alice au Pays des Merveilles, dans une version plus noire et malfaisante.

« – Le courage, c’est quand on a peur mais qu’on y va quand même », répondit-elle. » (p.65)

J’ai beaucoup aimé cette citation sur le courage, le thème central de ce roman. Je l’ai trouvée très intéressante et elle m’a d’ailleurs inspirée un post discussion sur Instagram (voir photo ci-dessus). Néanmoins, j’ai été assez déçue de découvrir, en effectuant quelques recherches, que la même citation dans sa version originale était beaucoup plus riche et développée. Je vous avoue ne pas vraiment comprendre cette traduction simplifiée. Peut-être existe-t-il une différente version ?

« Being brave doesn’t mean you aren’t scared. Being brave means you are scared, really scared, badly scared, and you do the right thing anyway. »

J’ai apprécié cette lecture, et les illustrations de Benjamin Lacombe (couverture et têtes de chapitre) renforcent l’aspect gothique de ce roman, mais je ne le conseillerai vraiment pas à un public aussi jeune. Coraline est, selon moi, un roman destiné aux adultes, même s’il est écrit de façon plus simple que pour les autres romans fantastiques auxquels nous sommes plus habitués.

Ma note : 

Merci aux éditions Albin Michel Jeunesse pour m’avoir permis de lire ce livre.

(1) Comment

  1. J’aime beaucoup ton blog. Un plaisir de venir flâner sur tes pages. Une belle découverte et un blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésite pas à visiter mon univers. A bientôt.

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